Contraste
A
A
A

Nicolas

Comment avez-vous réagi après l’annonce du diagnostic ?

Au moment du diagnostic de la sclérose en plaques, il y a 28 ans, j’avais seulement 17 ans. Les premiers temps, les médecins étaient pessimistes, j’étais en fauteuil et atteint d’une paralysie faciale. A cette époque, je faisais peu de sport et me suis beaucoup investi dans ma vie professionnelle pour garder le moral.

Vers l’âge de 30 ans, j’ai dû arrêter de travailler, j’étais fatigué, déprimé… Je voulais faire du sport mais les médecins me le déconseillaient. Finalement, j’ai décidé de m’y mettre seul, pour prouver que le sport pouvait m’aider.

 

Que vous apporte la plongée aujourd’hui ?

J’ai commencé par reprendre la natation, puis je me suis mis à la plongée. En reprenant le sport, je n’ai pas senti le changement immédiatement. C’est par la suite que l’on se rend compte que l’on a une meilleure forme, une meilleure respiration… et grâce au sport, j’ai conservé une mobilité importante. C’est une revanche sur la maladie.

Je pratique maintenant la plongée une à deux fois par semaine et nage une fois par semaine et je plonge essentiellement en lac, chez moi, à Genève.

Aujourd’hui, après avoir passé des examens, je suis instructeur pour les handiplongeurs et mon objectif est de faire découvrir la plongée aux personnes handicapées et d’en former de plus en plus.

 

Et si vous aviez un conseil à donner ?

Faites du sport ! Et surtout, faites ce dont vous rêvez le plus !