Contraste
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Pierre

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Pierre, j’ai 47 ans et ma sclérose en plaques a été diagnostiquée il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui je suis marié, j’ai deux grands enfants et je suis salarié dans une entreprise de BTP.

Pratiquez-vous une activité physique ?  

Avant cette maladie, je pratiquais un sport, même plusieurs : du vélo (surtout du cyclotourisme) et aussi un peu de natation. J’ai arrêté progressivement suite au diagnostic, en fonction de ma maladie, qui a quand même été évolutive. J’ai d’abord arrêté progressivement le vélo en passant au vélo à assistance électrique et finalement, j’ai arrêté totalement mon activité sportive.

Comment s’est organisée la reprise de l’activité physique ?

J’ai rencontré mon neurologue et il m’a aiguillé vers des professionnels du sport. En fait on a fait un bilan : pourquoi pas une activité sportive ? On a pris une liste de sports et dans cette liste, il y avait la natation et le tir. En plus du sport, j’ai aussi un accompagnement avec un kiné, deux fois par semaine. Et le sport, c’est le week-end.

La natation c’est le sport qui me convient le mieux : c’est un sport qu’on peut faire de façon individuelle, il n’y a pas de contrainte de temps. Me concernant, je consacre ma semaine à mon activité professionnelle et je fais de la natation le week-end. J’y consacre pour l’instant environ une heure chaque semaine dans mon emploi du temps.

Que vous apporte la pratique d’une activité physique ?

Le sport aujourd’hui, surtout la natation, m’a permis de me rendre compte qu’on a encore des capacités, même avec une maladie qui est quand même, chez moi, invalidante. On se dépasse. Avec la natation, je fais plus de distance dans l’eau, que sur terre. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, j’arrive à marcher 100/150 mètres avec la canne, et dans l’eau je fais 150/300 mètres. Avec quelques pauses, mais j’y arrive !

Et si vous aviez un conseil à donner ?

Je pense qu’il faut vraiment choisir son sport adapté à sa situation : quand on voit la multiplicité de sports qu’on peut avoir aujourd’hui et les infrastructures que l’on possède en France, on peut vraiment trouver son sport.

Par contre, un conseil : il ne faut pas aller au-delà de ses capacités. Il faut être accompagné par une cellule, un conseiller de sport, ou son kiné, justement pour ne pas aller au-delà de ses capacités.