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15.12.2020- temps de lecture : 3min

Changer le regard de ses enfants : le bienfait caché de l’activité physique dans la Sclérose En Plaques (SEP)

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Et si la Sclérose En Plaques était l’occasion de changer de vie et de commencer à pratiquer une activité physique ? Ce mois-ci, le Mag onStEPs est allé à la rencontre d’Alizée qui s’est mise au sport, en premier lieu pour changer le regard de ses enfants sur elle (et sur la maladie) avant de constater les autres bienfaits sur son quotidien.

Alizée avait 28 ans et était maman de 2 filles (âgées de 1 et 4 ans) lorsque les premiers symptômes de la Sclérose En Plaques (SEP) sont apparus en octobre 2014. « Le diagnostic a été confirmé assez rapidement, 2 à 3 mois plus tard. Au départ, c’était assez compliqué à gérer, j’ai fait pas mal de poussées et j’étais très fatiguée… pas évident de s’occuper d’enfants en bas âge dans ces conditions. J’ai dû demander de l’aide pour faire les courses et adapter mes sorties en fonction de mon état de fatigue », explique-t-elle. Pendant les trois premières années, la vie de cette jeune maman a tourné autour de la SEP : entre les symptômes, les traitements et les rendez-vous à l’hôpital, il y avait peu de place pour la vie de famille. Et puis un jour tout a changé, suite à une modification de traitement mais surtout grâce au sport !

« Je ne veux pas d’une maman au ralenti ! »

Cette phrase prononcée par sa fille ainée, âgée de 3 ans à l’époque, a eu l’effet d’un électrochoc sur Alizée. « Avant le diagnostic de la SEP, je n’étais pas du tout sportive et je ne voyais même pas l’intérêt du sport. Mais pour changer le regard de ma fille, je me suis motivée et j’ai commencé à l’accompagner lors de ses promenades à vélo, en courant à côté d’elle… et j’y ai pris goût ! », raconte-t-elle. C’est le moins que l’on puisse dire puisqu’Alizée a vite progressé en course à pied : 1 km, puis 2, puis 3… jusqu’à son premier 10 km au bout d’un mois et demi d’entraînement seulement. « Un an après avoir commencé à courir, j’ai participé au Raid Amazones* avec deux amies. C’était un vrai challenge personnel et dans mon entourage je dois avouer qu’on ne m’a pas prise au sérieux… ce qui m’a d’ailleurs encore plus motivée ! Nous sommes donc parties pendant 6 jours en Martinique en novembre 2018 avec au programme : dormir sous une tente et enchaîner plusieurs disciplines sportives (Trail, VTT, canoë…). Et tout naturellement, l’association que nous avons choisi de soutenir était le réseau SEP de notre région. Arriver en tête du classement n’était bien sûr pas l’objectif et ma plus belle récompense a été de voir la fierté de mes filles venues m’accueillir à mon retour, à la sortie de l’avion », relate Alizée qui, après un semi-marathon en 2019, s’entraîne déjà pour participer à l’édition des 20 ans du Raid Amazones en 2021.

Au-delà des exploits sportifs, des bienfaits au quotidien

Depuis, Alizée poursuit la pratique d’une activité physique régulière (4 à 5 fois par semaine) : séances de renforcement musculaire, de gainage, de cardio ou encore d’électrostimulation… sans oublier les séances de gym avec ses filles à la maison. « Au-delà de relever des challenges, je réalise que les bienfaits du sport sont énormes au quotidien. Tout d’abord, je ressens des effets positifs sur les muscles de mes jambes. Mais surtout, l’activité physique me procure une autre fatigue que celle liée à la SEP… c’est difficile à décrire mais c’est vraiment une « bonne » fatigue : je peux me sentir épuisée juste après un entraînement mais après 30 minutes de récupération, je me sens pleine d’énergie et gonflée à bloc. La fatigue de la maladie est toujours présente mais j’arrive mieux à la gérer grâce au sport et aujourd’hui, nous vivons bien toutes les 4 : mes filles, la SEP et moi ! », exprime-t-elle. Même lorsque les symptômes de la maladie sont intenses, elle continue de faire du sport car c’est important pour son mental et ça l’aide à lutter contre la SEP.

Un autre bienfait de l’activité physique est à noter, sur l’entourage cette fois : la SEP n’est plus vécue comme un handicap ou quelque chose de triste par les filles de cette maman sportive, mais plutôt comme une qualité en plus ou un super pouvoir. « J’ai tellement changé depuis que j’ai cette maladie… récemment, je me suis surprise moi-même en disant à un ami que finalement j’étais heureuse d’avoir la SEP. Il m’a regardé avec de grands yeux mais c’est la vérité : je me sens mieux dans mon corps et dans ma vie, je me suis ouverte aux autres et je vois la vie différemment », conclut Alizée.

Aujourd’hui Alizée n’est plus une maman « au ralenti » mais une jeune femme épanouie qui a appris, grâce au sport, à mieux gérer sa vie avec la maladie. Et si ce témoignage vous a donné l’envie de commencer ou de poursuivre votre entraînement avec onStEPs : mission accomplie !

* Le Raid Amazones est le seul raid aventure 100 % féminin et 100 % solidaire où les participantes, par équipe de 2 ou 3, parcourent le monde et se défient pendant 6 jours dans des disciplines telles que le VTT, le canoë, le trail, le tir à l’arc et la chasse au trésor, en soutenant l’association de leur choix.

Pour en savoir plus : https://www.raidamazones.com/

FR-NONNI-00078 – Décembre 2020