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03.03.2020- temps de lecture : 5min

SEP et nutrition : quelques adaptations alimentaires s’imposent parfois pour se sentir mieux…

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Constipation, ballonnements voire pour certains troubles de la déglutition ou dénutrition : certains désagréments peuvent survenir lorsque l’on a une sclérose en plaques. Pas de panique, il existe des solutions ! Zoé Desbouis, diététicienne, nous livre ses astuces pour adapter votre alimentation et vous permettre de gérer au mieux ces symptômes…

Comment diminuer vos troubles digestifs ?

Les troubles digestifs concernent un grand nombre de personnes et peuvent rendre le quotidien difficile. Dans la SEP, la constipation est fréquente. Si vous êtes concerné, plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour diminuer vos troubles : l’hydratation, l’alimentation en elle-même et, bien évidemment, l’activité physique !

« Tout d’abord, il est conseillé d’augmenter votre consommation d’eau afin de boire au moins 1,5 litres durant la journée, en privilégiant les eaux riches en magnésium. D’autres astuces favorisent également le transit : prendre une boisson froide (ou chaude) le matin dès le réveil et également un grand verre d’eau au coucher », précise Zoé Desbouis.
Concernant l’alimentation, il peut être utile d’augmenter vos apports en fibres en consommant davantage de fruits et légumes, idéalement à chaque repas. De plus, certains aliments peuvent limiter les troubles en accélérant le transit. Vous pouvez essayer les pruneaux (entiers ou en jus), le son de blé ou d’avoine, le psyllium, les graines de lin ou encore les graines de chia.

L’activité physique est également une aide face à la constipation. « La digestion s’effectue du haut vers le bas donc dans le sens de la gravité et est aidée par des muscles situés dans la paroi du tube digestif. Ainsi lorsque vous marchez ou courrez, vous favorisez son processus. L’activité physique permet de créer un afflux sanguin et de mobiliser les muscles abdominaux pour aider au transit », explique Zoé Desbouis. En d’autres termes, votre application onStEPs est également votre allié pour lutter contre la constipation !

Si vous souffrez de ballonnements voire de douleurs abdominales, plusieurs pistes sont à explorer. Certains aliments peuvent être difficiles à digérer si vous en consommez en grande quantité : c’est le cas du gluten, du lactose, des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges…) ou de certains légumes (choux, ail, oignon, poireau, poivron). « Pour savoir si l’un de ces aliments est en cause, il suffit de le supprimer durant environ 2 semaines et d’observer si cela permet une diminution de vos troubles digestifs », poursuit Zoé Desbouis. De plus, il est possible que vos ballonnements soient dus à une alimentation excessive ce qui affecte le système digestif, alors trop sollicité. Si c’est votre cas, essayez de réduire vos portions pendant quelques jours et voyez si vos troubles persistent ou non… Enfin, un déséquilibre de la flore intestinale peut être à l’origine de vos troubles digestifs et la prise de probiotiques peut alors être une solution : n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Troubles de la déglutition : quelques conseils pour éviter les fausses routes !

La SEP peut être, dans certains cas, à l’origine de difficultés pour déglutir (c’est-à-dire pour avaler les aliments et les boissons). Les troubles de la déglutition peuvent augmenter les risques de « fausse route » : les aliments n’empruntent pas le trajet qui leur est réservé et ils se retrouvent dans les voies respiratoires. Une toux se déclenche pour évacuer l’aliment des voies aériennes. Ces troubles sont assez rares et surviennent surtout après un certain âge.  Dans tous les cas, ne vous inquiétez pas, là encore il existe des adaptations au niveau de l’alimentation. « Si vous souffrez de troubles de la déglutition, il est préférable d’éviter les aliments qui ont une double texture en bouche (liquide et solide, dure et molle…) comme, par exemple, la prune qui a une peau très rigide et une chair très tendre. De plus, il est préférable d’éviter les aliments secs qui s’émiettent facilement (comme les biscottes et les biscuits secs…) ainsi que les aliments de petite taille (comme la semoule, le riz ou les petits pois…). Au contraire, il faut privilégier les aliments faciles à mastiquer et présentant une texture lisse et uniforme. Vous pouvez vous tourner vers les purées de légumes, les potages épais et les veloutés, les fromages à pâte molle, les yaourts, les flans… », conseille Zoé Desbouis.

Attention à la dénutrition…

Une conséquence possible et rare des troubles de la déglutition est la dénutrition qui résulte d’une crainte de s’alimenter. En effet, par peur des fausses routes, certaines personnes peuvent avoir tendance à moins manger au cours des repas avec le risque de finir par être carencé ou dénutri. « Pour lutter contre la dénutrition, il convient généralement d’augmenter les apports en protéines (ajouts de viande, jambon, poisson, œuf) et globalement d’enrichir les repas en calories à l’aide des huiles végétales, du fromage ou de la crème fraîche. Ces aménagements alimentaires sont facilement réalisables à la maison avant d’en arriver aux compléments nutritionnels oraux (CNO), dont le goût est moins agréable ! », conclut Zoé Desbouis.

L’ensemble de ces troubles en lien avec l’alimentation ne doivent pas être minimisés par rapport aux autres difficultés liées à la SEP (marche, fatigue…) car ils ont un impact négatif sur votre qualité de vie. Si vous êtes sujets à un trouble digestif ou de la déglutition, n’hésitez pas à en parler à votre médecin !

Décembre 2019 – FR/NONNI/0119/0001p